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Les trois classifications d'I.V.G. |
Et l'enfant ? |
Introduction
Plusieurs questions se posent lorsque nous abordons le sujet de
l'avortement. D'après le titre, on peut se poser la
question : « Est-ce vrai que notre corps nous
appartient à nous seul ? » De plus le
commandement, « Tu ne tueras point », se
réfère-t-il aussi à l'avortement ?
Avant même d'aborder de telles questions, il faut définir quelques termes et expliquer certaines choses afin d'être sûr que nous comprenons tous le sujet de la même manière. Le Professeur Lansac, professeur de gynécologie-obstétrique à Tours a dit : « La grande majorité des femmes ignorent le plus souvent tout de l'anatomie, de la physiologie, et savent simplement qu'une loi permet l'avortement Elles ignorent même ce qu'est une interruption de grossesse, et pour beaucoup c'est simplement faire 'revenir les règles', sans réaliser qu'il s'agit d'un enfant potentiel qui est là, dans leur ventre. Est-ce être libre que de demander quelque chose dont on ignore le sens, les modalités de réalisation et bien sûr les complications ? » (J.H. Soutoul, « Naître ou ne pas naître », qui cite « Conséquences de la loi ». Table Ronde, Paris, 1977 - ch. 5, « Liberté et avortement », J. Lansac, p. 100).
Dans le sens technique du terme, le mot avortement est appliqué tout d'abord à une interruption de grossesse naturelle -- c'est-à-dire spontanée et cette interruption spontanée se divisent en trois périodes :
Le mot avortement est actuellement compris comme l'expulsion provoquée ou l'enlèvement de l'embryon par la chirurgie à n'importe quel moment de la grossesse et on appelle cela un I.V.G. = l'Interruption Volontaire de Grossesse. Avant 1975, et « la loi Veil » (d'après le ministre de l'époque, Simone Veil), si une grossesse avait été interrompue intentionnellement par les moyens physiques, chimiques ou opératoire, l'avortement aurait été classifié comme thérapeutique ou criminel. Actuellement, après les avortements thérapeutiques et criminels, une troisième classification se présente comme : « L'avortement sur demande. » En raison de cette troisième classification de l'avortement sur demande, un enfant sur quatre est avorté. Autrement dit, un enfant est avorté tous les 5 minutes.
Ceux qui soutiennent l'avortement sur demande défendent les droits de la mère -- c'est-à-dire son droit de choisir -- et ils comprennent l'avortement comme rien de plus qu'une contraception rétroactive. Ceux qui sont contre l'avortement sur demande, et dans la plupart des cas de l'avortement thérapeutique, défendent les droits de l'enfant qui n'est pas encore né -- surtout le droit de vivre -- et ils comprennent l'avortement comme rien de moins que l'infanticide prénatal. Si l'enfant n'est pas plus qu'un appendice de sa mère, on pourrait l'enlever sans angoisse de conscience ou scrupules. Mais si l'enfant est un être humain, indépendant, il a une valeur infinie devant Dieu. Et, c'est là où la question se pose : « Un enfant toujours dans le ventre de sa mère, est-il un être humain ? Et, s'il est un être humain, à quel moment le devient-il ?
Les trois classifications d'I.V.G. :
1. L'avortement criminel est une intervention faite par une personne non-qualifiée sans l'autorisation d'un médecin, ou fait par une personne qualifiée mais contre la loi. Jusqu'à 2001 année les avortements pour des raisons thérapeutiques étaient permis jusqu'à la 10è semaine. Cette année la loi a été changée pour permettre l'intervention jusqu'à la 12è semaine, et dans les cas de danger pour la vie de la mère c'est permis jusqu'à la 28è semaine ; c'est-à-dire jusqu'au septième mois.
2. L'avortement thérapeutique se pratique afin de préserver la santé physique et émotionnelle de la femme ou afin de lui sauver la vie. Les raisons pour les avortements thérapeutiques sont plusieurs : l'hypertension, la tuberculose, les maladies cardiaques, les problèmes mentaux et le risque de suicide. Ce qui est étonnant est que moins d'un pour-cent
(-1%) des avortements se pratiquent pour ces raisons, car la technologie et les soins sont tels qu'une femme qui présente ses risques peut être soignée et en même temps porter son enfant à terme.
Il y a des avortements thérapeutiques qui sont permis pour des raison eugéniques ; c'est-à-dire afin d'empêcher la naissance des enfants handicapés physiquement ou mentalement. C'était Francis Galton, le cousin de Charles Darwin, qui a fondé l'eugénisme comme science. L'objet, selon lui, « doit être double : entraver la multiplication des inaptes et améliorer la race » (« Petit Robert », p. 713). Cela rappelle un peu Hitler et sa race suprême ! Il y a trois raisons données pour les avortements eugéniques : Si une femme, qui ne savait pas qu'elle était enceinte, a subi une radiation thérapeutique des organes pelviens pour le cancer. Si une femme a contracté ou est entrée en contacte avec le rubéole. Si une femme a pris une drogue comme le thalidomide après être devenue enceinte (contre la nausée -- « l'affaire de la thalidomide, 1962, « Science et Vie », 1967). Mais encore, seulement un tout petit nombre d'avortements sont pratiqués pour ces raisons thérapeutiques ou eugéniques.
3. L'avortement sur demande : Cette troisième classification des I.V.G.'s reste la plus populaire. En 1997, il y avait 163.985 avortements connus en France, ce qui représente 22,5 avortements pour 100 naissances vivantes (http://www:ined.fr/IVG/). L'avortement sur demande n'est pas pour des raisons thérapeutiques, car les raisons thérapeutiques sont proposées par les médecins. L'avortement sur demande se fait à la demande de la femme ou peut-être du couple pour des raisons variées, et c'est de loin la plus populaire comme une contraception rétroactive ; c'est-à-dire qu'ils ne veulent pas l'enfant. (2) Et là, il y a une contradiction des termes. La contraception est en vue, justement, d'empêcher la conception, tandis que l'avortement tue ce qui est déjà conçu.
Comment les avortements se pratiquent-ils ? Si plus de monde savait comment les avortements se pratiquent, il y aurait beaucoup plus de réflexion et beaucoup moins d'avortements. Jusqu'à 12 semaines l'évacuation utérine peut être réalisée de quatre manières :
1. Le curetage - jusqu'aux années 60, c'était la méthode la plus courante. On utilise une curette non tranchante, sorte de petite cuillère munie d'un long manche et on racle avec douceur toute l'étendue de la cavité utérine. Il y a deux dangers principaux : Le danger de laisser un fragment de placenta et ainsi provoquer une infection. Le danger de perforation de l'utérus avec parfois lésions graves de l'intestin. Dans les deux cas, il y a danger d'infertilité et même de mort, et le curetage est d'autant plus dangereux si la grossesse est avancée.
2. L'aspiration : C'est la méthode la plus utilisée actuellement. Le matériel consiste en canules qui sont de longs tubes transparents et fenêtrés à leur extrémité qui permettent de voir ce qui est aspiré lors de son passage. La canule est introduite dans la cavité utérine à travers le col pour aspirer l'embryon. L'opérateur tourne plusieurs fois la canule sur son axe, puis avec douceur explore toute la cavité utérine. Le produit d'aspiration, recueilli en morceau dans le bocal de l'aspirateur, doit être ensuite confié au spécialiste d'anatomie pathologique qui l'examinera sous microscope pour vérifier la qualité du tissu aspiré. Les plus grands dangers sont encore la perforation utérine avec ou sans lésions du tube digestif, la rétention placentaire infectée ou l'endommagement du col de l'utérus.
3. La pilule avortive : Depuis 1988 la pilule appelé RU-486 ou mifepristone est approuvé par le gouvernement français. Si la pilule est prise tôt, c'est-à-dire dans les 45 jours après la conception, 92% des grossesses terminent par un avortement et les risques sont minimes. Pourtant, la pilule doit être prise sous contrôle médicale et accompagnée d'une autre drogue appelée le misoprostol qui provoque les contractions utérines pour expulser l'embryon mort, tué par le RU-486. La deuxième drogue empêche aussi les hémorragies qui peuvent arriver avec cette méthode.
4. Le stérilet : Présenté comme une méthode de contraception, le stérilet, qui est implanté dans l'utérus, n'est autre qu'une forme d'avortement puisqu'il empêche l'uf, déjà fertilisé, de s'implanter dans la paroi utérine et ainsi il est expulsé.
Après 12 semaines, maintenant la limite légale pour les avortements sur demande, les risques et les difficultés de l'interruption augmentent considérablement. Passé ce délai, l'aspiration et le curetage sont formellement interdits en raison de leurs risques à la femme. Cinq méthodes d'avortements sont employées pour des grossesses de plus de 12 semaines :
1. La pilule RU-486 ou mifepristone accompagnée de misoprostol qui tue le ftus et l'expulse.
2. L'injection de sérum hypertonique dans la cavité utérine, par voie abdominale ; c'est-à-dire l'empoisonnement au sel -- cette méthode ne peut être utilisée que dans une grossesse dépassant seize semaines.
3. L'intervention chirurgicale pour l'extraction du ftus et du placenta en ouvrant la paroi abdominale et l'utérus -- il s'agit en somme d'une césarienne très précoce.
4. Les prostaglandines qui déclenchent l'accouchement sans empoisonnement du ftus. Considérée comme la méthode avec le moins de risques, elle donne le plus de chances d'un enfant né vivant et prématuré. Elle provoque une nouvelle question légale et éthique : « Lorsqu'un avortement devient une naissance, qui doit décider quels procédés sont dans le meilleur intérêt de l'enfant et qui est responsable financièrement ? » (« IHT », February 17, 1984, p. 3). On se demande aussi quels procédés sont dans le meilleur intérêt de l'enfant : le laisser mourir ou le tuer ou essayer de sauver sa vie. Un médecin a dit : « Aujourd'hui on nous demande de terminer une grossesse où d'ici deux semaines les docteurs du même service seraient en train de lutter pour la vie du nouveau-né » (« IHT », February 17, 1984, p. 3).
5. La méthode « D & E » (Dilatation & Evacuation) : C'est la méthode la plus controversée parce que l'on tue l'enfant dans le ventre de sa mère. Elle consiste à démembrer l'enfant à l'intérieur de l'utérus. Elle est considérée sans grand risque pour la mère psychologiquement car il n'y a pas de possibilité que l'enfant naisse vivant. Par contre, elle est très traumatisante pour le docteur et ses assistants. C'est comme si vous prenez un bébé d'une semaine et vous le tuez en le coupant en morceaux avec un fil de fer.
Sans compter la mort de l'enfant, quelles sont les conséquences pour la femme ? Il faut savoir que « l'avortement sans risque et dans la joie » n'existe pas, bien que les partisans de l'avortement le disent. Les séquelles peuvent prendre trois formes : (1) des troubles de santé physique et mentale chez la femme, même la mort suite a des complications ou le suicide, (2) des difficultés lors de grossesses ultérieures, même la stérilité, et (3) des problèmes conjugaux ou même le divorce. Le Dr. Klopfenstein a remarqué qu'après un avortement, « on trouve un sentiment d'échec chez toutes les femmes si elles n'ont pas eu la satisfaction d'un accouchement » (paraphrase, « Naître », pp. 33-34).
Et l'enfant ? Il faut dire que les meilleurs arguments en faveur de l'avortement échouent sur des questions fondamentales : « Qu'est-ce le ftus et quels sont ses droits ? » Autrement dit, « le ftus est-il un être humain et quels sont ses droits ? » Jusqu'au 20è siècle, dans l'Occident, la vie de l'enfant à naître était considérée comme sacrée au même titre que celle de tout être humain. Cette valeur absolue n'était accordée à aucune autre forme de vie. Le changement d'attitude envers le ftus a commencé avec l'introduction de la théorie d'évolution de Charles Darwin. En effet, c'est son cousin Francis Galton qui a fondé l'eugénisme scientifique dont l'objet était d'empêcher « la multiplication des inaptes » afin d'améliorer la race. La théorie d'évolution encourage justement cela : l'élimination des faibles et ainsi l'amélioration de la race.
La Bible dit qu'aux yeux de Dieu, l'homme a un statut et une valeur unique. « C'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être », a déclaré l'apôtre Paul - Actes 17.28. Des siècles auparavant, Job a affirmé : « L'Eternel tient dans sa main l'âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d'homme » - Job 12.10. On ne peut pas prendre ces paroles de Paul et de Job à la légère, car elles veulent dire que existence de l'homme est liée à Dieu et dépend de lui. Dieu voyait Adam comme seul en Eden, bien qu'il soit entouré de toute la création et de toutes sortes de créatures. C'est pour cette raison qu'Eve, de la même nature qu'Adam, a été créée pour être sa compagne. L'homme a reçu le privilège de la communication avec Dieu et d'une relation avec lui et il a été établi maître de la création, et ce mandat n'a jamais été révoqué.
Mais il y a une autre particularité de la race humaine : l'inviolabilité ; c'est-à-dire on ne peut pas toucher à un être humain impunément. Dès le début, l'homicide a exigé la peine capitale, ou si un animal avait tué un homme, l'animal était tué - Genèse 9.5-6 ; Exode 21.28-29. Même en étant pécheresse, l'humanité garde sa valeur aux yeux de Dieu et la preuve de cela est le prix que Jésus a payé pour que nous soyons pardonnés -- il a donné sa vie ! De la Bible, on apprends donc que : (1) La vie est un don de Dieu - Actes 17.25. (2) En étant celui qui nous a créés et qui soutient notre vie, Dieu seul a le droit de nous ôter la vie ou de permettre qu'elle soit ôtée - Genèse 50.15-19. (3) La loi de Moïse a établi la peine pour avoir tué une vie innocente - Genèse 9.6. (4) Jésus enseignait que la vie humaine est sacrée lorsqu'il a dit : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » - Jean 3.16.
Que dit la Bible de la vie prénatale ? Il faut admettre tout d'abord que la Bible ne contient pas d'enseignement explicite sur l'identité du ftus et je vois deux raisons pour cela. D'abord, la Bible n'en parle pas car à l'époque il n'y avait pas la question de l'avortement. Ensuite, la Bible ne parle pas d'avortement, car elle ne fait pas de distinction entre la vie de l'enfant, ou du ftus, ou de l'adulte -- ils sont des êtres humains à tous les stades de la vie -- prénatal, enfant ou adulte.
La Bible ne parle pas explicitement du ftus, donc c'est à travers les déclarations générales qu'il faudra dégager les principes. Voici quelques passages qui peuvent permettent de comprendre le rapport mystérieux entre Dieu et l'enfant prénatal.
Genèse 25.21-23 - Dans ce passage, il faut remarquer que les deux ftus sont appelés enfants. Leur destinée était connue de Dieu et révélée à Rébécca. Le passage constate que Dieu connaît le comportement ftal et ses implications, même à long terme (voir aussi Romains 9.13 ; Osée 12.4).
Job 3.3-4, 10 ; 10.8, 11-12 ; 31.13-15 - Il faut remarquer ici l'association étroite, selon Job, entre la conception et la naissance. Elles sont, en effet, deux aspects d'un seul et même événement. Bien que le résultat de l'acte sexuel exige un certain temps et implique diverses activités ou stades, l'identité de Job était fixée dès sa conception. Remarquez surtout qu'il donne gloire à Dieu pour l'avoir formé.
Psaume 139.13-16 - A travers des lois naturelles, c'est Dieu lui-même qui nous forme. David, ainsi que Job, se considéraient comme des êtres humains avant d'en avoir conscience.
Jérémie 1.5 - Dieu connaît et choisit l'homme avant sa conception.
Luc 1.12-15, 14, 44 - A la salutation de Marie, Elisabeth, enceinte de six mois, sent que l'enfant (le ftus est appelé « enfant ») fait en elle un mouvement brusque et violent tout différent de son activité habituelle.
Ce qui est commun dans ces passages est l'affirmation de la personnalité du ftus et que le ftus est formé par Dieu, ou selon son dessein. On peut poser la question : « Jésus, dans le ventre de Marie, était-il seulement une boule de tissu -- un appendice du corps de Marie -- ou un individu unique ? » Ou, une deuxième question : « Le produit de deux êtres humains, n'est-il pas un être humain ? »
Un autre passage à considérer et qui se rapproche peut-être plus de la question de l'avortement - Exode 21.22-25 - Un accouchement prématuré mais normal ou une fausse couche provoquée. Deux interprétations sont possibles : (1) La femme seulement est considérée importante. (2) Les deux sont importants, ce qui semble être le cas, surtout si l'enfant qu'elle porte meurt - la pénalité est vie pour vie comme si c'était un meurtre.
« Mon corps m'appartient. » Depuis la loi Veil de 1975, c'est l'argument le plus entendu. Pourtant, dans le contexte de l'avortement, l'argument est un sophisme ; c'est-à-dire le raisonnement est faux malgré l'apparence de vérité.
Du point de vue biologique, le ftus n'est pas un appendice du corps maternel. Bien que nourri et logé, il en est totalement distinct. Son patrimoine génétique est différent. Son sexe peut être différent. Il fabrique son propre sang, parfois un groupe sanguin autre que celui de sa mère, et son sang n'entre jamais en contact directe avec celui de sa mère. Au fur et à mesure que ses organes se développent, il devient de plus en plus autonome, exerçant assez tôt la plupart des fonctions vitales.
Du point de vue biblique, dès la conception l'enfant est un être unique devant Dieu. Dès la conception donc, les droits d'une personne ne sont plus en question, mais les droits d'au moins deux, sinon plusieurs. Une femme peut choisir de se donner à un partenaire (et on espère que c'est son mari) et elle peut aussi décider de prendre des contraceptifs. Mais à partir du moment où elle devient enceinte, elle est immédiatement impliquée avec des tiers ET avec la société en général -- sans compter sa responsabilité devant Dieu. « Rien de ce que vous faites ne reste sans effet sur les autres » (James Dobson, « What Wives Wish Their Husbands Knew About Women », Coverdale House Publi., London, 1975, p. 50). Une autre personne a dit : « Le corps d'une femme, d'un point de vue chrétien, n'est pas le domaine et la propriété d'autrui. C'est à elle de le contrôler, et elle seule est responsable devant Dieu et devant la société de l'usage qu'elle en fait. Lorsqu'elle abdique ce contrôle et, par l'acte sexuel, est impliquée dans un rapport personnel avec une seconde personne, puis, par la conception, avec une [troisième] personne, il est trop tard pour justifier l'avortement sur la base de l'autodétermination » (C. Henry, dans l'article « Abortion, Can an Evangelical Concensus Be Found ? », « Eternity », Phililadelphia, février 1971). La femme chrétienne doit aussi considérer le fait que son corps est aussi le Temple du Saint-Esprit de Dieu et que ses décisions doivent être prises en considération de ce fait - 1 Corinthiens 6.19-20.
En conclusion, la question de l'avortement est compliquée et souvent discutée dans l'ignorance -- l'ignorance de ce que c'est que l'avortement, de la façon de le pratiquer et pour quelles raisons, des dangers, et l'ignorance de ce que Dieu pense. Il faut donc s'informer. Il faut s'informer sur les pourquoi, les modalités et sur ce que dit la Bible. Il est clair que la vie humaine a une grande valeur devant Dieu, puisque c'est lui qui nous a créés à son image. Il faut donc réfléchir longuement, si possible avant de concevoir des enfants. Nous n'avons même pas parlé des techniques chirurgicales à l'intérieur de l'utérus qui font que l'avortement n'est plus aussi nécessaire pour les raisons thérapeutiques ou eugéniques. Il faut chercher à connaître toutes les possibilités avant de choisir l'avortement. Surtout, en tant que croyants, il faut considérer sérieusement ce que Dieu en pense.